Quels sont les facteurs de positionnement en France ?

Logo Ranking FactorsIl y a un peu plus d'un mois, Search Metrics nous gratifiait d'une étude sur les facteurs de positionnement aux Etats-Unis. Les résultats étaient bien sûr déjà intéressants, mais il faut tout de même avouer qu'ici, dans le pays aux 400 fromages, la même étude sur Google FR nous aurait bien plus séduite !

Et bien figurez-vous que c'était prévu, l'étude existe aujourd'hui pour le marché français ! Globalement rien de nouveau sous le soleil mais plusieurs confirmations. Quelques différences également avec le marché US que nous allons reprendre ensemble.

Les points principaux de l'étude

Pour cette étude, Search Metrics a choisi d'analyser 10 000 mots-clés et 300 000 URLs. C'est donc une base relativement large mais bien évidemment incomplète qui est utilisée, elle est cependant suffisante pour se faire une idée plutôt précise de ce qui intéresse Google.

En plus de cet échantillon, Search Metrics a intelligemment recueilli les données en 2 fois : une avant la dernière mise à jour de Penguin et une après. Si mes souvenirs sont exacts, ce n'était pas le cas pour l'étude US (timing oblige), nous avons donc droit à des données plus représentatives de la réalité du moteur aujourd'hui.

Cette étude répond à une question : quels sont les points communs des pages web qui sont bien positionnées sur Google FR ?

A noter

Si je ne vais pas reprendre les grandes vérités que nous connaissons tous, j'aimerais tout de même mettre l'accent sur certains points évoqués dans l'étude :

  • Les interactions Facebook semblent très importante, mais attention à ne pas confondre cause et conséquence : les pages les mieux référencés ont peut-être beaucoup d'interactions parce qu'elles sont populaires ; mais ce n'est pas parce qu'elles ont beaucoup d'interactions qu'elles sont mieux positionnées (vous me suivez ?)
  • Le nombre de liens entrants reste très important (qui en doutait ?), mais attention à ne pas faire n'importe quoi. Beaucoup de pages bien positionnées ont peu de liens avec ancre exacte, ont relativement beaucoup de liens nofollow, ont des liens depuis des pages trustées mais surtout, et c'est une différence avec le marché US, le nombre de liens depuis des sites provenant du même pays est important !
  • Du côté On-Page, il me semble important de noter que la vitesse du site tend à devenir prépondérante. L'étude pointe du doigt que la longueur de l'URL est un élément primordial, mais quid de la lisibilité de celle-ci ?
  • D'un point de vue du contenu, il semblerait que le H1 ne soit pas si important qu'on le dit : seules 12,7 % des URLs étudiées y ont le mot-clé intégré. Par rapport à l'année précédente, il y a bien plus de résultats intégrant des images au sein de la page, mais est-ce peut-être dû à des questions d'expérience utilisateur qui nous préoccupent toujours plus ?

Résumé de l'étude

L'étude complète est disponible gratuitement en anglais à cette adresse, mais si vous n'avez que peu de temps devant vous vous pouvez vous satisfaire de cette infographie :

Facteurs de positionnement Infographie

Comme je l'ai précisé un peu plus tôt dans l'article, il faut faire attention à ne pas confondre causes et conséquences ; mais les lecteurs fidèles savent que je conseille souvent de regarder les points communs entre les sites bien positionnés et de s'en inspirer fortement. Il semblerait que je ne sois pas le seul ;-)

Et vous, que pensez-vous de cette étude ?

Catégorie Référencement | Thématique .

23 réponses à Quels sont les facteurs de positionnement en France ?

  1. Arnaud says:

    En effet rien de bien nouveau dans cette étude, on reste sur les mêmes constats j’ai l’impression.
    Mis à part le H1 où sa présence me paraissait primordial pour le mots clés, mais ça confirme que la qualité des liens entrants est de plus en plus importante et qu’il faut privilégier la qualité à la quantité.

    Merci Sylvain pour le lien de l’étude.

  2. SylvainP says:

    L’étude utilise la corrélation de spearman, qui sert sur les rangs.

    Première question qui se pose, spearman sert pour la corrélation de 2 variables, ici il y en a 3 (position, mot clé et le critère étudié) donc il y a sans doute un truc que je ne comprends pas.

    Ensuite, avec un échantillon comme le leur, il y a un intervalle de « non corrélation », c’est à dire que si le coefficient de spearman est trop près de zéro, on ne peut rien conclure. Vu ma première question, je n’arrive pas à savoir quel est le chiffre qui va bien, mais quand le coeff est entre 0 et 0,1, je ne suis pas sur que ce soit corrélé.

    Enfin, je trouve que l’étude est faite dans le mauvais sens : il aurait fallu prendre 1 critère, choisir uniquement des pages qui remplissent le critère, calculer les positions et ensuite faire la corrélation. Par exemple, pour le H1, prendre des pages avec un KW en H1 uniquement, puis faire l’analyse de corrélation avec les résultats.

  3. hams says:

    C’est marrant de voir que le fait d’avoir des adsense, ajoute des petits points au ranking… Ce qui est l’inverse aux USA ^^

  4. Sylvain says:

    @SylvainP : Globalement je suis d’accord avec toi, je pense que prendre un critère en particulier et l’étudier plus en profondeur aurait sûrement été plus parlant et plus pertinent que de faire un « simple » agrégat de plusieurs critères que l’on retrouve sur plusieurs pages. C’est pour ça que j’ai précisé en plusieurs fois dans l’article qu’il ne s’agit pas forcément d’une liste de bonnes pratiques essentielles et que la mise en place de ces pratiques n’est pas nécessairement un lien de cause à effet concernant le bon positionnement ;-)

  5. LaurentB says:

    @SylvainP : Si jamais tu veux leur poser directement la question, je connais bien les gars de SearchMetrics et notamment Marcus Tober le fondateur.

  6. Ben says:

    En effet, beaucoup de confirmations et toujours autant d’interrogations qui au final ne devraient pas bouleverser notre travail. Les résultats montrent une nouvelle fois que la transparence est on ne peut plus importante et qu’une diversification des supports s’impose pour gagner en popularité. Concernant le temps de chargement, cela vient contredire ce qu’on a pu lire sur la blogosphère il y a quelques jours. Dans le doute, on va continuer de l’optimiser, d’autant qu’il conditionne en partie l’expérience utilisateur.

  7. Pierre says:

    Bonjour,
    Je reste perplexe devant de telles études.
    C’est souvent le genre d’éléments qui font une sorte de buzz, pourtant que peut on en tirer réellement, en sachant en plus que le métier est en pleine mutation et que la majorité des seo réalisent des changements drastiques dans leur approche.
    Là on parle du H1, mais on a tellement vu et lu qu’il était bon d’éviter la triplette du bourrin et il est tellement plus facile de modifier un h1, qu’une url, sans compter que le title reste le critère le plus important.
    Bref, je trouve personnellement que ce genre d’études ne sont pas représentatives des méthodes de référencement qui font ranker, mais plutôt de celles qui sont appliquées, autant dire que ça ne sert à rien, à part aux néophytes qui peuvent après une lourde analyse en tirer des choses positives et constructives mais pour des professionnels du secteur, bof bof….

  8. Laurent says:

    Pour la longueur de l’URL, je doute fort que ce soit une cause. C’est tout simplement que les pages placées haut dans l’arborescence ou encore des pages dont le title est court ont une URL plus courte que la moyenne. Or ces pages ressortent mieux voire nettement mieux que la moyenne (et pour cause).

  9. frez says:

    Au niveau de la longueur de l’URL je n’ai pas compris si plus elle est courte mieux c’est ou si c’est l’inverse. On voit que la taille de l’URL joue mais dans quel sens ?

  10. Arthur says:

    Je suis surpris que nos amis américains fassent une étude sur Google France :) Merci de nous la partager.

    J’ai pu constater une évolution du positionnement d’un de mes sites grâce à l’optimisation de la vitesse de chargement. Je suis resté 8ème (requête concurrentielle) pendant 2-3 semaines et quelques jours après avoir fait passé la vitesse de chargement du site de 6 secondes à 2,5 secondes, le site est passé 5ème. Alors coïncidence ou non, je pense que malgré tout, Google a intérêt à favoriser les sites qui chargent vite.

    J’imagine qu’il y a une question d’échelle, entre un site qui charge à 3 secondes et un autre à 2, ça ne doit pas beaucoup jouer. Mais comparer un site qui charge en 6 secondes et un autre en 3 secondes, là ça devient pertinent…

  11. Alexandre says:

    Bonjour Sylvain,

    Lorsque tu dis :  » le nombre de liens depuis des sites provenant du même pays est important ! »

    Tu parles de la localisation du serveur ? J’avoue que cette notion reste flou pour moi :-S

    Un point aussi très important à noter est que le temps de consultation dépendant de la pertinence, plus l’internaute reste longtemps sur la page plus celle-ci semble pertinente, et donc Google la référencerait davantage ?

    Concernant les backlinks ce serait toujours aussi important, mais comment expliquer que certains en ayant si peu (même si d’excellente qualité) se retrouvent en tête des SERPs ?

  12. SylvainP says:

    A la lecture du livre blanc, on comprends plus de choses. Effectivement les petits coeff montrent que des critères sont indépendants du ranking : ils n’ont pas d’utilité (selon l’étude) en matière de SEO.
    Un point qui mériterait plus de boulot est effectivement celui des interférences entre critères : peut-être qu’il y a peu de H1 optimisées car un autre critère est utilisé, et que les gens ne font pas les deux par peur de la suroptimisation.

  13. Loïc says:

    Beaucoup de données en une seule infographie déjà ! Et des informations qui confirment bien le ressenti des SEO francophones je pense, à savoir l’importance d’avoir des liens variés et des pages qui se chargent rapidement.

    @Alexandre Concernant le pays d’origine du lien, il me semble assez logique que les sites francophones aient des sources moins diversifiées qu’un site anglophone pour la simple raison que la langue française est moins répandue a travers le monde que l’anglais.

    PS : Par contre la petite courbe concernant l’évolution des partages Facebook / Google Plus qui serait dépassé en février 2016, ça me semble tenir plus de la divination que de la spéculation :D

  14. Bonjour,

    En effet, beaucoup font l’amalgame entre corrélation et causalité, surtout en ce qui concerne les interactions sociales et je suis de ceux qui privilégieraient plus l’idée que le nombre de partages est dû au positionnement de la page que l’inverse, mais sans pouvoir le prouver.
    Au-delà de cela, je pense qu’on peut raisonnablement penser que diffuser ses publications sur les réseaux sociaux ne peut que nous être bénéfique, car même si aucun bénéfice concret en terme de positionnement sur les moteurs de recherche n’est prouvé, cela vous aidera à vous faire connaître et à obtenir du trafic supplémentaire.

  15. Valérie says:

    Merci pour le partage de l’étude.
    Je suis assez étonné par la faible importance du H1 annoncé dans l’étude, qui a toujours donné des résultats intéressants lors de mes tests.
    Pour la vitesse de chargement on entend un peu tout et son contraire, je suis donc partisan pour l’optimiser au mieux dans le cadre de l’amélioration de l’expérience utilisateur.

  16. kadi says:

    En réalité, rien de nouveau, si ce n’est qu’un petit rappel !! par contre, je ne savais pas que les interactions Facebook sont importantes à ce point !

  17. Forepeek says:

    En tant que créateur de contenu, très intéressé par mon référencement naturel et celui de mes clients, j’ai une grille de lecture pour les recettes positionnement : H1 comme d’autres éléments clés ont une pondération au cas par cas. Google évaluerait tous les éléments on-page et off-site . On pourrait faire du SEO avec deux pixels et trois octets, et heureusement qu’il ne s’en contente pas.

  18. Jonathan says:

    L’infographie est vraiment très complète et elle confirme globalement ce que tout le monde pense déjà. D’une manière générale, même si certaines questions restent en suspend, je suis partisan du fait que dans le doute autant faire au mieux. L’importance des interactions facebook est surement la chose qui m’interroge le plus, dans quel sens faut-il le prendre? Je n’ai pas encore trouvé de test fait à ce sujet qui répondent à cette question. Enfin, dans tous les cas cela ne peut pas être néfaste d’être présent sur Facebook (à condition d’être efficace).

  19. sarah says:

    J’ai toujours cru que les balises H1 ont une importance dans l’indexation chez Google et que Facebook n’est pas si important donc je suis un peu étonnée.
    Par contre, concernant l’optimisation de la vitesse de chargement, j’ai fait un petit test et j’ai constaté que google prend ce facteur en considération .

  20. Monica says:

    Je n’aurais jamais pensé que la passion du SEO me fasse ressusciter quelques bonnes vieilles règles de maths refoulées avec application: à savoir que plus l’on multiplie variables et paramètres dans un système non isolé, plus l’on aura affaire à un système chaotique qui rend toute prédiction impossible quel que soit le nombre d’observations.
    Donc même si l’on évacue toute espérance vaine de lire d’éventuels liens de causalité, arrêtons de tout corréler, cela ne rime là aussi à rien.

  21. Nicolas says:

    Bonjour à tous,

    Pour ma part, je suis un néophyte et ce monde m’est un peu étranger même si je cherche à m’y familiarisé (je trouve cela d’ailleurs très intéressant).
    J’ai de gros problèmes de chargement sur ma page (à priori un problème de compatibilité entre woo commerce et wpml de wordpress…) et je pense être très fortement pénalisé à ce sujet, c’est donc un paramètre important à prendre en compte (surtout si votre page charge en plus de 10s…).
    Vous pouvez faire le test vous même, c’est pas terrible…
    Je trouve cependant cet article très intéressant, car mes notions sont vagues dans le domaine. Une petite question : faut il faire des liens systématiques entre les réseaux sociaux et son propre site pour que cela soit pertinent ? J’avais lu ailleurs que trop de lien provenant de la même source pouvait être considéré comme un spam ?

    Merci de votre article en tout cas.

  22. Max says:

    Bel article.

    Merci d’y avoir ajouté l’infographie qui évite effectivement de se taper un pavé pour y retrouver principalement des choses que l’on sait déjà :) (j’imagine que c’est ce que tu as fait, donc merci de l’avoir fait pour nous ;) ).

    Je me demandais ce que le critère « backlink with stopwords » signifait exactement.

    L’idée serait-elle que plus un backlink contient de stopwords (et, avec, etc…) , plus il fait naturel?

  23. Annuaire Français says:

    Je pense comme Sylvain que la technique de comparaison n’est pas des plus rationnelle, sur le test d’une balise, comme le H1, il ne faut comparer qu’une chose à la fois dans un environnement strictement identique pour chaque test (meme volume de mots, meme structure de page et paragraphe, mot unique …).

    D’autant que certains tests sur le H1 ont montrés des différences si la balise est habillée en style ou pas, ces facteurs pouvant aussi changer (comme le lien en H1).

    Reste que le nerf de la guerre a toujours été les liens pointants, toute la valeur de google s’est basée là dessus, donc, il est peu probable que cette notion change.

    Je peux aussi certifier que malgré ce que Google dit, les erreurs 404 peuvent plomber un site, et encore plus gravement un nouveau site. Faites absolument des tests avant de mettre en ligne un nouveau site.

    Enfin, n’oubliez pas quelques bons et gros annuaires, car outre que certains comme le notre proposent des liens directs en dur vers vos menus principaux, l’effet marketing est parfois bien plus important que le SEO. Car après tout, ce n’est pas la méthode qui compte (SEO ou SEM), mais bel et bien le résultat …

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